
Voyance amour et tirage du tarot de Marseille
Voyance Amoureuse
Une figure dessinée dans les deux grandes écoles : le Roi de Coupes, son décor chez Marseille et chez Waite, et les manières de le lire en tirage.
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Les cinquante-six lames mineures forment la plus grande part du jeu, et pourtant ce sont elles que l’on survole le plus vite. Cette rubrique les aborde par une seule suite, les Coupes, pour que la logique de l’ensemble devienne lisible avant d’affronter les trois autres.

Toutes ces pages expliquent avant d’illustrer.

Voyance amour et tirage du tarot de Marseille
Une figure dessinée dans les deux grandes écoles : le Roi de Coupes, son décor chez Marseille et chez Waite, et les manières de le lire en tirage.
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Tarot de l’amour en trois cartes et guide de la voyance sentimentale
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Tirages de tarot en ligne gratuits
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Tarot par tchat
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Beaucoup de débutants rangent ces cartes à part, persuadés qu’elles ne disent rien de plus que leur nombre. C’est souvent l’inverse : une mineure apporte le détail que l’atout laisse dans le vague, à condition de savoir comment sa suite, son rang et l’école de lecture se combinent. La Coupe se prête bien à cet apprentissage, parce que les traditions s’accordent largement sur le domaine qu’elle couvre.
Le tarot classique répartit ses arcanes mineurs en quatre suites, que l’on appelle aussi couleurs ou enseignes : les Bâtons, les Coupes, les Épées et les Deniers. Chacune compte quatorze lames, ce qui donne le total de cinquante-six. Ces couleurs ont leurs cousines dans les cartes à jouer françaises, et l’on rapproche souvent la Coupe du cœur, le Denier du carreau, le Bâton du trèfle et l’Épée du pique.
Dans chaque suite, les dix premières lames vont de l’as au dix : ce sont les lames numérales, que certains manuels appellent aussi les points, parce qu’elles se reconnaissent au nombre de symboles qu’elles portent. Viennent ensuite quatre figures, dites cartes de cour ou honneurs, qui montent du valet au roi en passant par le cavalier puis la reine. Le tarot ajoute ainsi une figure de plus que le jeu de cartes ordinaire, le cavalier, placé entre le valet et la reine.
Le tarot de Marseille ne dessine aucune scène sur ses numérales : un cinq de Coupes y montre cinq coupes ornées de feuillages, rien d’autre. La lecture passe alors par le nombre, la disposition et quelques détails d’ornement. Le Rider-Waite-Smith, publié en 1909, a fait le choix contraire en illustrant chacune des cinquante-six lames d’une petite scène. Ce n’est pas un détail de goût : on ne lit pas de la même façon une carte qui raconte une histoire et une carte qui ne montre qu’un arrangement de symboles.
Commencer par une seule suite évite de mémoriser cinquante-six sens à la fois. On apprend une couleur, on comprend comment le rang module son thème, puis on transpose la méthode aux trois autres, chacune avec le domaine que lui prêtent les écoles : l’action pour les Bâtons, la pensée pour les Épées, la matière pour les Deniers dans la lecture la plus courante.
Dans le système de la Golden Dawn, repris par le Rider-Waite-Smith et par la plupart des écoles modernes, les Coupes correspondent à l’élément eau. On y lit la vie affective, les liens, ce que l’on reçoit et ce que l’on donne. Toutes les correspondances ne font pas l’unanimité : certains auteurs n’attribuent pas le feu et l’air de la même manière aux Bâtons et aux Épées. Pour les Coupes, en revanche, le rapprochement avec l’eau est le plus stable des quatre, ce qui en fait un bon terrain d’apprentissage.
Les quatre guides de la rubrique illustrent les deux familles de lames. Deux numérales, le cinq et le six, montrent comment le rang colore le thème : dans le Rider-Waite-Smith, le cinq figure un personnage en manteau sombre devant trois coupes renversées, deux autres restant debout derrière lui, et le six place deux enfants autour de coupes garnies de fleurs. Le premier parle d’une perte qui n’est pas totale, le second d’un souvenir ou d’un retour vers ce qui a été. Au Marseille, les mêmes lames se lisent d’abord par leur nombre, que plusieurs auteurs interprètent selon une numérologie propre au jeu.
Deux figures, le valet et le roi, montrent l’autre versant : la carte de cour se lit comme une manière d’être plutôt que comme une étape. Le valet de Coupes du Rider-Waite-Smith contemple un poisson qui sort de sa coupe, image d’une émotion encore neuve, tandis que le roi trône sur une mer agitée, figure d’une sensibilité tenue en main.
Comment utiliser les mineures ? Les pratiques varient. Certains lecteurs du Marseille ne tirent que les vingt-deux atouts, du Bateleur au Monde avec le Mat sans numéro ; d’autres mêlent les soixante-dix-huit lames ; d’autres encore battent les deux paquets séparément et posent une mineure sous chaque majeure. Aucune de ces habitudes n’est la bonne en soi ; ce qui compte est de décider avant le tirage du rôle donné aux mineures.
Une convention répandue veut que l’atout donne le thème et que la mineure en précise le terrain. Supposons qu’une question sur une amitié fasse sortir la lame XVI, la Maison Dieu du Marseille, devenue la Tour dans le Rider-Waite-Smith, à côté du cinq de Coupes. La plupart des lecteurs voient dans la seizième lame une structure qui se fend brusquement ; posée près d’un cinq de Coupes, cette rupture se situe dans le registre des affects. Certains auteurs contemporains du Marseille lisent pourtant la Maison Dieu comme une libération joyeuse, ce qui change tout le sens du couple. D’où l’importance de savoir de quelle école relève la grille que l’on applique.
Pour interpréter un tirage de Marseille où se mêlent les deux familles, l’ordre de lecture le plus simple consiste à nommer d’abord la suite de chaque mineure, puis son rang, et seulement ensuite à la mettre en regard de l’atout voisin.
Au terme de cette page, vous savez ce que recouvrent les quatre couleurs, pourquoi le Marseille et le Rider-Waite-Smith ne se lisent pas de la même façon sur les numérales, et comment donner à une Coupe sa juste place à côté d’un atout.
Comment lire cette rubrique
Chaque page de la rubrique redéfinit les termes qu’elle emploie. On peut donc commencer par n’importe laquelle, et s’arrêter après une seule.
L’exemple n’est qu’un support : la notion qu’il illustre se reconnaît sur d’autres pages, y compris sur celles qui ne sont pas citées ici.